juil
14
2011

L’art de se lancer (suite et fin)

Votre avis compte pour moi :

Suite et fin de votre résumé de L’art de se lancer, de Guy Kawasaki !

Vous pouvez retrouver la première partie du résumé en cliquant ICI.

Chapitre 6 – l’art du recrutement

Recruter des employés pour votre entreprise sera sans doute la chose la plus excitante et la plus importante à laquelle vous aurez à faire face en tant qu’entrepreneur.

Les 3 questions critiques que vous devrez essentiellement vous poser seront :

  1. Le candidat est-il en mesure d’accomplir ce que l’on attend de lui ?
  2. Le candidat croit il dans les valeurs de votre entreprise ?
  3. Le candidat possède t-il les compétences dont vous avez besoin ?

Quelques tuyaux pour recruter à bon escient :

  1. Recrutez des gens meilleurs que vous dans leur domaine de compétences
  2. Ne perdez jamais de vue qu’il y a finalement très peu de gens très compétents dans leur travail. Ne commettez pas l’erreur de discréditer des candidats potentiels pour des raisons peu avouables (âge, sexe, etc.)
  3. Ignorez les facteurs suivants : expérience dans une grosse entreprise multinationale, le niveau d’étude, l’expérience à un poste similaire, etc. Ils sont non significatifs.
  4. Il est bien plus opportun d’embaucher des candidats qui possèdent des forces majeures même s’ils possèdent également certaines faiblesses avérées : mieux vaut faire la différence dans un domaine que d’être médiocre dans plusieurs.

Chapitre 7 – l’art de lever des fonds

Un business en création est toujours plus ou moins à la recherche de fonds de la part d’investisseurs extérieurs. Les investisseurs en question peuvent être : des VC (Capital Investisseurs), les fondations, les amis et la famille.

Si l’art de faire de bons pitchs est primordial pour lever des fonds, l’organisation de votre entreprise reste capitale pour convaincre.

Note : c’est un peu comme la fameuse loi de Pareto. 80% pour la forme (l’art de faire un pitch) et 20% pour le fond. Sauf que si les 20% du fond ne sont vraiment pas convaincants, c’est l’échec assuré ! Ne négligez donc jamais les fondamentaux de votre entreprise.

Vous vous devez donc de proposer un produit ou un service à forte valeur ajoutée et qui a sa place sur le marché pour du long terme.

Quelques tuyaux pour lever des fonds efficacement :

  1. Construisez votre business. La meilleure façon de convaincre des investisseurs est de lancer votre business immédiatement et ensuite de prouver aux investisseurs potentiels qu’il peut être générateur de cash,
  2. Construisez votre réseau. Sollicitez vos investisseurs actuels, avocats, experts comptables, et d’autres entrepreneurs auxquels vous êtes associés. Grâce à eux, vous serez présentés à des investisseurs potentiels de confiance.
  3. Perfectionnez votre structure. Débarrassez-vous des défauts évidents de votre système. La plupart du temps, ces défauts apparaissent au niveau de la propriété intellectuelle, de la structure du capital, de l’équipe de management, etc.
  4. Soyez honnête. Ne tentez pas de cacher des défauts que vous ne seriez pas en mesure de corriger dans l’immédiat. Ne laissez rien compromettre votre crédibilité !
  5. Reconnaissez ou si besoin inventez-vous un ennemi. Croyez-le ou non, les investisseurs veulent entendre que vous luttez contre des concurrents. Cela veut dire pour eux qu’il existe un marché sur lequel vous serez en mesure de prendre des parts. Si vous prétendez le contraire, ils se diront simplement que vous ne savez pas utiliser Google !
  6. N’utilisez jamais les bons vieux mensonges. Du type : « nos projections sont prudentes, notre seul objectif est d’obtenir 1% du marché, Procter & Gamble est une entreprise trop vieille pour être un concurrent sérieux, etc. »

Chapitre 8 – l’art de réaliser des partenariats

Les partenariats constituent un pari risqué mais qui en vaut la peine. Aussi bien accélérateurs de revenus et de réductions de coûts, ils peuvent également produire l’effet inverse à celui escompté s’ils s’avèrent infructueux.

Voici quelques conseils pour conclure des partenariats à bon escient :

  1. Concluez des partenariats pour des raisons stratégiques. En effet, un partenariat peut vous permettre d’accélérer la pénétration de nouveaux marchés, de vous ouvrir de nouveaux circuits de distribution, d’obtenir de nouveaux clients, etc.
  2. Définissez ce que vous allez y gagner de tangible et vos objectifs : revenus additionnels, coûts réduits, nouveaux produits et nouveaux services, nouveaux clients, nouveaux marchés, etc.
  3. Assurez-vous que vos équipes opérationnelles apprécient également votre partenariat. Il ne suffit pas d’obtenir l’adhésion de votre haut management, vous devez également prêter attention au retour de vos équipes sur le terrain. Un partenariat ne fonctionne réellement que s’il emporte l’adhésion de chacun dans l’entreprise,
  4. Trouvez des champions au sein de votre structure. Choisissez des personnes de chaque organisation au sein de votre entreprise pour endosser ce rôle et faites en sorte que le but principal de chacune de ces personnes est d’atteindre le succès. Rien d’autre ne compte que le partenariat,
  5. Ne concluez que des partenariats sur la base d’un modèle win-win. Tous les partenaires doivent avoir le sentiment d’y gagner. Si ce n’est pas le cas, cela se soldera nécessairement par un échec d’une façon ou d’une autre,
  6. Attendez avant de rentrer dans des considérations juridiques. Ne faites pas appel à un cabinet juridique pour conclure le deal trop tôt. Mettez vous d’abord d’accord avec les différentes parties prenantes par vous-même avant de faire intervenir qui que ce soit d’un point de vue légal, 
  7. Incluez une clause de sortie dans le contrat qui officialise votre partenariat. En effet, rien n’est plus dommageable qu’un partenariat qui se révèle inefficace et qui ne permet ni à l’un ni à l’autre des protagonistes de reprendre sa liberté.

Branding - l'art de se lancer

Chapitre 9 – L’art de promouvoir sa marque (branding)

Les 4 Ps sont un classique du marketing (Product, Place, Prix, Promotion) et résument plutôt bien l’art du branding.

L’art du prosélytisme est l’art de convertir autrui à sa propre croyance ou doctrine.

Aujourd’hui le prosélytisme est le cœur du branding. Vous devez être en mesure de créer un produit ou un service qui rend les gens enthousiastes et qu’ils vont eux-mêmes promouvoir dans leur communauté.

Créez une contagion

Le secret du branding, c’est de transformer votre produit ou service en or ou d’en faire la promotion comme tel jusqu’à ce qu’il le devienne. Les produits contagieux peuvent être cool, efficaces, différents, émotionnels, profonds, etc.

Quelques tuyaux précieux pour faire du branding efficacement :

  1. Rendez votre produit facile à adopter. Vous devez rendre votre produit ou service simple et pourtant efficace. Vous devez suivre la courbe d’apprentissage. Vos clients doivent être en mesure d’utiliser tout de suite le produit avant de se pencher plus avant sur les fonctionnalités avancées,
  2. Recrutez des « «évangélistes ». Ces personnes sont celles qui ont déjà adopté votre produit et sont particulièrement enthousiastes à l’idée d’en parler autour d’eux. Sachez impliquer vos clients dans votre processus de vente. Demandez-leur de faire des choses pour vous et faites en sorte qu’ils les réalisent. Fournissez-leur les outils nécessaires à l’ « évangélisation »,
  3. Créez une communauté. Identifiez et recrutez des clients qui sont enthousiastes à propos de ce que vous faites. Embauchez quelqu’un qui sera en charge de construire votre communauté et de la développer. Intégrez votre communauté à toutes vos ventes et à vos outils marketing.
  4. Restez humain. Ciblez les jeunes, et n’ayez pas peur de faire preuve d’autodérision. Gardez en têt que vous cherchez à apporter une vraie valeur ajoutée à vos clients.
  5. Concentrez-vous sur la publicité. Pour cela, créez quelque chose de grand et mettez le dans les mains de tout le monde. Assurez vous d’entretenir d’excellentes relations avec l’ensemble de la presse.

Chapitre 10 – L’art du « rainmaking »

Un « rainmaker », c’est une sorte de sorcier qui grâce à ses rituels est capable de faire pleuvoir. Dans le contexte de ce livre, c’est une personne qui génère de beaucoup de business. La première étape du « rainmaking » est de mettre sur le marché la première version du produit ou service à proposer. Après avoir procédé de la sorte, vous devez observer où votre produit ou service se vendra le mieux.

La seconde étape consiste à bien vendre le produit ou le service. Rappelez-vous qu’en tant que start-up il est normal que les gens ne soient pas au courant de la sortie de votre produit ou service. Il vous faudra balayer les résistances de vos acheteurs potentiels.

Voici quelques tuyaux supplémentaires :

  1. Trouvez les leaders d’opinion et adressez vous à eux en priorité,
  2. Soyez affable avec les secrétaires et le personnel administratif,
  3. Faites parler vos prospects. Ils vous aideront à mieux vendre votre produit ou service,
  4. Rendez vos produits ou services accessibles au plus grand nombre,
  5. Ne le prenez pas comme un affront personnel lorsque vous êtes rejeté.

Chapitre 11 – l’art d’être une personne éthique et admirable

Pour être ainsi, il faut tout simplement que vous aidiez les gens à faire ce qui est juste et que votre entreprise contribue à l’amélioration générale de la société. Quelques conseils pour agir de la sorte :

  1. Aidez les gens qui ne pourront pas forcément vous rendre la pareille,
  2. Payez pour ce que vous obtenez et concentrez vous sur ce qui est important,
  3. Aidez la société en donnant de votre temps, argent, expertise et soutien émotionnel !

Mes+Finances+Mode+D'emploi+donne+son+avis

Mes Finances donne son avis

Si vous deviez lire pour la première fois un livre sur la création d’entreprise, ce serait celui-ci. L’art de se lancer est bien plus qu’un simple guide pour créer son entreprise, c’est un condensé des meilleures pratiques et intuitions à développer pour devenir un véritable entrepreneur. Au-delà de l’aspect purement pratique, c’est tout un état d’esprit qui se dégage de ce livre, un état d’esprit que vous vous devez d’acquérir si vous souhaitez rencontrer le succès dans votre projet de création.

Bonus

L’art de se lancer existe depuis 2006 en version française. Il a été publié aux éditions Diateino et traduit par Marylène Delbourg-Delphis.  Introduction à télécharger gratuitement en cliquant ICI.

Vous pouvez retrouver Guy Kawasaki dans une interview vidéo réalisée lors de son passage à Paris par Stéphanie Pelaprat  en cliquant ICI.

Points positifs

  • Un livre extrêmement pédagogique et très bien construit
  • Des exemples pertinents tirés de l’expérience propre de l’auteur
  • Le style de l’auteur, pétillant et motivant

Points négatifs

  • Le style de l’auteur peut paraitre parfois un peu trop provoquant pour certains

Note

17/20

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4 Commentaires + Ajouter un Commentaire

  • Bonjour,
    Je poste enfin mon premier commentaire sur votre blog :-)
    J’ai lu le livre de Guy Kawasaki. J’ai aimé. Il simplifie la vision de la création d’activité. Il va à l’essentiel. J’ai cotoyé pendant un certain temps les acteurs de la création d’activité et ça remet pas mal de leurs croyances (et des miennes) en perspectives. Je suis en train de lire « L’art de l’enchantement », toujours de Guy Kawasaki. Il promet !
    A bientôt,
    Angélique

    • Bonjour Angélique,

      Merci beaucoup pour votre commentaire. Si cela vous convient, je vous propose qu’on se tutoie.

      Je suis tout à fait d’accord : les livres de Kawasaki simplifient au mieux les sujets abordés (et n’en deviennent pas pour autant simplistes) et constituent de puissants moteurs de motivation pour celui qui souhaite se lancer dans la création d’entreprise (au même titre que les livres de Kiyosaki pour les finances personnelles).

      N’hésite pas à revenir nous donner ton avis sur « L’art de l’enchantement » quand tu en auras terminé la lecture !

      De mon côté, je publierai bientôt le résumé de « La réalité de l’entrepreneuriat ».

      A très vite et en te souhaitant bonne chance pour ton inévitable rendez-vous :-)

      • Bonjour Thibaud,

        Comme convenu, je reviens après la lecture de l’art de l’enchantement de G. Kawasadi. Beaucoup de conseils concrets et toujours directs. Ce que j’en retiens : réécrire son histoire. Ne pas l’inventer. La réécrire. Se montrer, s’afficher. Penser comme un japonais : appliquer 10 principes esthétiques japonais pour accroître son efficacité. Je te le conseille vivement.
        A bientôt !

        • Salut Angélique,

          Merci beaucoup pour ton retour. Je vais le lire et l’inclurai peut être dans la liste des livres que je résume sur le Blog lors de la prochaine mise à jour.

          A très bientôt sur le Blog !

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