jan
23
2012

La solution à la crise existe, mais êtes-vous prêt à accepter le changement ?

Votre avis compte pour moi :

J’aurais aussi bien pu écrire : «la solution à la pauvreté existe», «la solution au problème de la fin du plein emploi existe» ou encore «la solution au problème de la perte de sens de la société du travail existe» mais je me suis dit qu’il y avait un risque de perte de crédibilité.

Et pourtant…

Oui la solution à tous ces problèmes existe. Non il ne s’agit pas d’une utopie irréaliste. Cette solution porte même un nom : le «revenu de base».

La définition du «revenu de base» est la suivante :

Un revenu de base est un revenu accordé sans conditions à tous les membres d’une communauté politique

Autrement dit, le revenu de base est un revenu versé par l’Etat de manière inconditionnelle. Il ne rentre pas dans la catégorie des revenus du travail. C’est une forme d’allocation universelle.

Avant d’aller plus loin, voyons dans quel cadre de réflexion s’inscrit cette idée.

chronique d'une mort annoncée - montée du chômage

Chronique d’une mort annoncée

A l’avenir, le marché du travail ne pourra plus permettre l’intégration sociale de toute la population.

Ni vous ni moi n’y pouvons rien : c’est la résultante de plus d’un siècle de course à la rationalisation des moyens de production. La rançon du succès en quelque sorte.

A l’heure actuelle, nos politiques ont beau jeu de réclamer le retour de la croissance économique. Malheureusement, cette dernière n’est pas vraiment à l’ordre du jour et les dernières décennies ont démontré que celle-ci était plutôt destructrice d’emploi.

Dès lors, il pourrait être tentant de considérer le progrès comme source de nos maux.

Pour autant, remettre en cause les efforts des générations passées pour développer nos sociétés sous prétexte de vouloir retrouver le plein emploi serait une erreur.

Tout simplement parce que le but ultime de ces générations était précisément de se libérer de l’aliénation du travail et ce grâce au progrès.

Mais alors que faire ?

Nous allons devoir nous adapter pour reconsidérer notre rapport au travail et le revenu de base rentre dans le cadre de cette réflexion nouvelle.

Il faut prendre du recul. Le problème de nos sociétés aujourd’hui n’est pas tant un problème de richesse qu’un problème de répartition de cette dernière. En clair, de l’argent il y en a.

Les économies sont en surchauffe permanente et par manque de clairvoyance nous restons incapables de mettre en place les canaux de distribution adéquats.

A l’heure actuelle, l’agriculture mondiale produit suffisamment pour nourrir 12 milliards d’êtres humains. Nous sommes 6,6 milliards d’êtres humains sur Terre. Alors comment expliquer que 1000 êtres humains meurent de la faim ou de ses conséquences chaque jour ?

Comment l’expliquer ? En fait, c’est assez simple. L’économie tourne désormais en circuit fermé. Nous vivons dans des sociétés où la pathologie du «toujours plus» se répand comme une gangrène sans que quiconque n’y trouve rien à redire. «Après tout, c’est la loi de l’économie…»

Faux ! Le sens profond de l’économie, c’est d’assurer notre subsistance par la production de biens. Pas d’amasser l’argent sans considération pour notre propre bien être.

Aujourd’hui, on juge l’être humain à partir de l’économique alors que l’économique devait être au service de l’être humain. Rappelez-vous le rêve de ces générations qui nous ont précédés…

C’est pour cela que le revenu de base concrétiserait des siècles d’effort collectif :

  1. Il est versé sans condition
  2. Il lie la sécurité à une liberté maximale, il donne la possibilité de refuser et donc de choisir son travail si l’on souhaite travailler
  3. Il remplace les prestations sociales de l’Etat
  4. Il éradique la pauvreté
  5. Il rassure la classe moyenne en stabilisant ses revenus
  6. Il supprime la peur des vieux jours
  7. Il efface les tensions sociales
  8. Il développe les initiatives

Bref, n’ayons pas peur des mots :

Le revenu de base, c’est la première vision positive du 21ème siècle

Ouf, il était temps !

Mais avant de crier victoire trop vite, il s’agit bien sûr de réfléchir aux enjeux d’un tel bouleversement.

motivation au travail

Un enjeu humain : la motivation au travail

Le premier enjeu concerne la motivation au travail et le sens des responsabilités.

En effet, il parait naturel de s’interroger : si chacun touche un revenu qui n’est pas lié à son travail, pourquoi les individus continueraient-ils à travailler ? Et si même cela était le cas, comment manager des individus qui n’éprouvent plus la peur de perdre leur emploi ?

Dans le documentaire Le revenu de base – une impulsion culturelle, le sondage suivant a été effectué :

Imaginons que vous touchiez le revenu de base, continuez-vous à travailler ?

  1. 60% des sondés répondent «oui»
  2. 30% des sondés répondent «à mi-temps» ou «oui, mais autrement»
  3. 10% des sondés répondent «je dors, et ensuite on verra»

D’après vous, quel sera le comportement des autres travailleurs ?

  1. 80% des sondés répondent que les autres arrêteront de travailler.

Je vous laisse tirer vos propres conclusions.

En ce qui concerne le management des individus, il est certain que ce dernier serait voué à évoluer. Mais croyez-vous vraiment que l’on manage efficacement par la peur sur le long terme ?

Et même si tel était le cas, la question ne se pose pas vraiment en ces termes. Le revenu de base serait une avancée démocratique déterminante parce qu’elle donne aux individus la liberté de choisir de travailler ou non.

Un individu qui souhaiterait continuer son travail pourrait le faire en toute liberté. Plutôt qu’un rapport de force grégaire, c’est un rapport de séduction et d’intérêts mutuels bien compris qui pourrait s’instaurer entre les entreprises et les salariés : qu’y a t-il de plus durable que le modèle de collaboration gagnant-gagnant ?

la TVA, un impôt social

Un enjeu de taille : le financement

Le second enjeu concerne le financement. Le documentaire explique en détail comme rendre ce financement possible. L’explication complète se trouve à partir de la dernière demi heure du film. En voici un bref résumé.

La finalité de l’économie, c’est la création de valeur.

Aujourd’hui, on retrouve l’Etat à peu près à chaque étape du cycle de cette création de valeur, notamment par le biais de son rôle de percepteur.

3 types d’impôts sont levés par ce dernier :

  1. Les charges sociales
  2. L’impôt sur le revenu
  3. La TVA

Les charges sociales pénalisent les entreprises et les travailleurs. De surcroît, c’est un impôt fondamentalement injuste : en taxant le travail avant que ce dernier ait porté ses fruits, on accorde une valeur au travail en tant que tel, ce qui ne devrait pas le cas.

L’impôt sur le revenu parait moins injuste. L’effort de contribution de chaque individu se veut progressif : plus on gagne, plus on participe à l’effort collectif d’imposition. Sur le papier, cet impôt parait plus juste puisque c’est une fois que le travail a porté ses fruits que l’Etat se sert. Oui, mais voilà dans les faits, ça ne se passe pas exactement comme ça. L’impôt sur le revenu n’est plus désormais que de la poudre aux yeux. Il existe mille et une façons de ne pas s’en acquitter légalement du moment qu’on a les moyens de payer un conseiller fiscal. La progressivité de l’impôt repassera…

Reste donc la TVA. Il semble que cette dernière arrange tout le monde. L’Etat est à peu près sûr de la percevoir puisqu’il s’agit d’un impôt sur la consommation. De surcroit, c’est un impôt équitable : tout le monde le paye.

Comme le dit le Dr. Benediktus Hardorp :

L’impôt sur les dépenses permet à chacun de se poser clairement la question de la direction qu’il désire prendre dans sa vie

La TVA pourrait très bien devenir le seul impôt perçu par l’Etat. Ce dernier serait alors cantonné à un rôle purement fiduciaire et deviendrait le garant du droit au revenu de base.

Le financement du revenu de base est alors très facilement compréhensible : l’Etat perçoit la TVA comme impôt unique d’un côté et reverse ce dernier sous forme de revenu de base.

Le revenu de base devient ainsi la restitution de la TVA pour les besoins de base, en tant que plancher de taxation.

Et la TVA devient un impôt social…

Le revenu de base, ça marche… à l’étranger

Nos politiques seraient bien inspirés de commencer à regarder du côté de l’Allemagne, de l’Autriche et de la Suisse, pays dans lesquels le débat public sur le revenu de base est déjà bien avancé.

On parle d’ailleurs de sa mise en place dans certains cantons suisses. Une sorte de test grandeur nature, avant sans doute d’envisager une généralisation à l’ensemble du territoire.

De l’autre côté de l’Atlantique, citons notamment l’Alaska qui a mis en place un tel revenu depuis 1976, payé par le Fonds Permanent de l’Alaska, qui détient notamment du pétrole. Si un tel financement n’est pas envisageable en France, nous avons vu qu’il était possible de le concrétiser différemment.

En France, la réflexion est engagée même si cette dernière n’en est encore qu’à ses balbutiements. Parmi les candidats à la présidentielle, Christine Boutin, Dominique de Villepin, les Verts et Alternative Libérale défendent ce concept.

Même le très respecté et regretté économiste Jacques Marseille s’y était mis :

En 2007, l’ensemble des prestations de protection sociale versées par l’État aux Français a représenté 578 milliards d’euros, soit 29% du PIB, soit près de 60% du total des dépenses publiques, soit un peu plus de 9 000 euros par Français. (…) Si l’on versait une allocation universelle de 750 euros par mois à tous les Français âgés de plus de 18 ans et 375 euros à chaque Français de la naissance à l’âge de 18 ans, cette prestation sociale « révolutionnaire » représenterait 510 milliards d’euros. En échange toutefois, l’instauration de ce revenu garanti de la naissance à la mort serait accompagnée de la suppression de nombreuses prestations aujourd’hui versées, un dispositif unique, simple à verser et totalement compréhensible, remplaçant le maquis des innombrables dispositifs de protection sociale existants

Soyons patients. Après tout, l’idée du revenu de base est née il y a un peu plus de 400 ans puisque son père spirituel n’est autre que Thomas More.

Chaque époque de l’histoire humaine réalisant ce que la précédente a pensé, gageons qu’il n’en sera pas autrement cette fois.

Il y va de l’avenir de nos démocraties…

Documentaire

Voici le documentaire Le revenu de base – une impulsion culturelle dont je me suis inspiré pour cet article. Que vous soyez enthousiaste ou sceptique quant à l’idée du revenu de base, je vous invite vraiment à le visionner. Une opinion n’a de valeur que si elle est éclairée, non ?


Le revenu de base – le Film

Votre avis

Et vous, quel est votre avis sur le revenu de base ?

Êtes vous enthousiaste ou sceptique ?

Avez-vous des questions ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire sur le Blog pour nous donner votre avis !

Remerciements

Merci à Audrien pour sa participation active à la vie du Blog !

17 Commentaires + Ajouter un Commentaire

  • Merci pour cet excellent article !

  • Merci beaucoup Thibaud.
    Quel bon article de fond qui pose non seulement les question, mais surtout met en avant des solutions. Moi je suis tout à fait pour l’allocation universelle. Mais je crois que ce n’est pas pour demain.
    Peut-être cependant que les crises actuelles, en apportant des tragédies comme ce qui se passe pour la population grecque, feront évoluer la société dans ce sens.
    En attendant, je pense qu’il vaut mieux ne compter que sur soi-même pour se créer une rente de survie, et investir dans ce sens. A bientôt.

  • Bonjour

    Il y a un point qui manque au raisonnement: l’inflation que cela créera mécaniquement.

    Si les loyers augmentent mécaniquement en fonction de ce revenu égalitaire distribué à tous, en quoi une personne précédemment « pauvre » pourra alors se payer un logement ?
    Il me semble que ce raisonnement fait trop abstraction de la notion de relativité du niveau de pauvreté.

    A bientôt
    Nicolas

    • « Il y a un point qui manque au raisonnement: l’inflation que cela créera mécaniquement. »

      je pense que tu occulte une bonne partie de l’économie actuelle. Actuellement l’inflation fait partie du système. Comment donc expliquer que les bénéficiaires des aides sociales puissent continuer de survivre ?

      Dans le système du revenu de base comme dans celui de l’économie basé sur le travail, quand les charges augmentent cela veux également dire que plus de prélèvement sont fait sur ces échanges d’agent, qui sont ensuite redirigé dans le système. Évidemment les systèmes ne sont pas totalement stables, mais cela ne veux pas dire qu’en changeant de système tout s’écroulera.

  • C’est une piste intéressante qui mérite d’être débattue! Il faut d’ailleurs à mon avis pour cela préparer les mentalités à être plus souples, plus à l’écoute et « proactives » dans le changement.
    A ce propos j’ai lu un article intéressant sur le cercle des échos, http://lecercle.lesechos.fr/presidentielle-2012/221142510/reformes-c-est-vie, qui démontre que les français sont finalement pas tant réfractaires que cela au changement mais il faut les « remobiliser » en réinventant le rôle de l’Etat… Le revenu de base pourrait être une piste.

  • merci pour cet article , un peu difficile à comprendre pour moi qui ne suis pas dans la finance.
    Je vais visionner le film pour plus de compréhension
    merci

  • Une idée qui semble saugrenue à la base et qui pourtant est une formidable piste de réflexion, une solution universelle… Une idée ni de gauche ni de droite, mais une toute nouvelle façon de penser… J’adore l’idée de ne pas taxer le travail car c’est tout à fait démotivant pour les travailleurs ou les entrepreneurs…. C’est aussi une solution par rapport à la mondialisation… Une solution qui pourrait être adaptée dans le monde entier et sortir l’humanité de la pauvreté… Waouw !!! J’ai posté le lien du film sur facebook, cela doit être diffusé en masse pour ouvrir le débat… J’ai hésité à regarder le film (vu sa durée) mais je pense que c’est un film à voir quand vous avez le temps, ça dure 1 heure 30 mais c’est le plus bel investissement de temps que vous pourrez faire sur votre semaine, votre mois ou même votre année…

    Un débat à lancer, des pistes à explorer, une solution pour sortir de l’impasse et de la crise qui nous menace… A discuter… J’aime ! Mais pourquoi pas ne lier ce « revenu de base » à un « crédit d’heures de base offertes à la société » en fonction de ses compétences et de son état de santé… » Que chacun mette sa pierre à l’édifice « et vous, que pouvez-vous faire pour la société »… Un revenu de base de 1000 Euros, et 10 heures offertes sur le mois par exemple… Et que l’on soit inventif… Ramasser des papiers sur le bord de la route, visiter des personnes isolées ou les accompagner chez le médecin ou faire leurs courses, aider à faire des devoirs, aider quelqu’un qui ne sait pas manier son PC, rendre des visites à l’hôpital… Ou mille autre choses, soyons créatifs ! Ces heures seraient calculées différemment en fonction de son emploi du temps, quelqu’un qui travaille en ferait moins, puisqu’il donnerait déjà en quelque sorte ses heures à de la valeur ajoutée, une maman qui élève ses enfants en serait dispensée, puisqu’elle a une action sociale, mais ainsi même les inactifs pourraient avoir une part active dans la société… Pourquoi en France ou en Belgique aucun politique ne nous propose cette piste du « revenu de base » ? Ou alors cela m’aurait échappé ? Merci pour ce partage Thibaud, c’est effectivement la plus belle idée du 21ième siècle, c’est enfin un rayon de lumière dans un avenir qui me semblait bien sombre… J’aime !

    • Bonjour à tous et merci à tous pour vos commentaires.

      @ Audrien : merci à toi pour ta participation
      @ Charles : effectivement comme toute idée révolutionnaire, il faudra du temps pour qu’elle se concrétise. J’y vois d’ailleurs là quelque chose de positif pour l’investissement. Moins de peur du risque, plus de liberté pour la prise d’initiative, etc.
      @ Nicolas : je comprends ton raisonnement, j’ai eu la même objection. En fait, raisonner en ces termes revient à garder pour référentiel le système actuel. Plutôt que de développer plus ou moins les mêmes arguments, voici un article qui je trouve explique très bien pourquoi le revenu universel ne serait pas inflationniste
      @ Narmer : merci pour cette ressource intéressante
      @ Brigitte : c’est effectivement un sujet difficile de prime abord (l’article avait en effet pour objectif de synthétiser 1h30 de vidéo). Si vous avez des questions suite au visionnage du documentaire, n’hésitez pas à m’en faire part
      @ Nina : merci d’avoir pris l’initiative de relayer le message. Je vous conseille vraiment de prendre ce temps pour visionner le documentaire, cela en vaut vraiment la peine. :-)
      Pourquoi pas en effet lié ce revenu de base à un crédit d’heures à offrir à la société. Les modalités doivent en effet être discutées. La difficulté résidant dans le fait qu’un tel contrat passé avec l’Etat reviendrait à conditionner la perception du revenu de base et remettrait d’une certaine façon en cause l’avancée démocratique qu’il représente. Cela dit, je suis persuadé que les initiatives non rémunérées fleuriraient en nombres une fois cette garantie étatique institutionnalisée. Le documentaire mentionne d’ailleurs le fait qu’aujourd’hui les initiatives non rémunérées dépassent les initiatives rémunérées en heures de travail, en Allemagne.
      Le débat sur le revenu de base est effectivement plus avancé dans les pays germanophones. Il commence à poindre le bout de son nez en France, notamment par le biais des partis politiques et candidats à la présidentielle que je cite dans l’article.
      En tous les cas, heureux que cette idée vous ait procuré cet enthousiasme !

  • Bonjour,

    Génial comme article… et ça résoudrait plein de problème… car pour l’instant se sente OBLIGé de travailler… mais quand on a le choix, on choisi et on est beaucoup moins frustré. De plus, qui ne travaillerai pas ! C’est une telle reconnaissance sociale, c’est important même que pour soi même !!!

    Mais où trouvé cette argent ?

  • Il me semble que certains aspects restent a voir en profondeur, mais ca semble logique etant donné que pour l instant c est une notion toute theorique et qu il n y a pas de reelle implementation a grande echelle …

    – Inflation mecanique impliquée
    – Répartition a haut niveau : la repartition des 575 milliards de prestations actuelles, n est absolument pas homogene : personnes agées, personnes malades recoivent beaucoup plus que la classe moyenne en bonne santé. Est ce que le revenu de base supprime la SECU et les retraites ? Si non : nous devons financer ET la SECU et les retraites ET le revenu de base et la … Ca devient plus compliqué …
    – Immigration : avec quel genre de mesures la mise en place de ce revenu de base doit elle etre couplee ?
    – Dette : aujourd hui l etat depense toujours beaucoup plus que ce qu il ne percoit … Il faut equilibrer le budget d une facon ou d une autre.

    De plus les deux exemples cités n amenent pas vraiment la confiance : La Suisse et l Alaska etant deux régions extremement riche (grace aux banques/Paradis fiscaux et au pétrole essentiellement)

    Mais l’idée reste tres interessante

    A suivre !

  • Ton article est très intéressant.
    C’est un débat qui revient de temps en temps dans l’actualité.
    Je trouve ce concept intéressant.
    Je ne crois pas la société prête à changer à ce point, pour le moment.
    Il faudrait repenser tout notre système.

    • Bonjour à tous,

      @ Sev : merci pour ton commentaire enthousiaste. Le financement du revenu de base s’opère par le biais de la TVA (selon le documentaire) dont le plafonds serait augmenté à hauteur de l’ensemble des charges et impôts autrefois prélevés. Elle devient en quelque sorte un impôt unique et social. Pour plus de précisions, je te conseille vivement le visionnage du film (ou tout du moins à partir de la dernière demi heure si tu n’as pas plus de temps à y consacrer) Une autre solution de financement serait celle de la création monétaire.
      @ Alex : merci pour ton commentaire détaillé. Effectivement, je n’ai pas pu évoquer dans l’article tous les aspects que tu cites (il est déjà presque trop long je trouve) :
      – inflation : j’ai répondu à Nicolas précédemment notamment par le biais d’un article consacré à ce sujet.
      – Répartition : en effet, le revenu de base supprimerait les retraites et la sécu. Pas besoin de système de retraite puisque le revenu de base est garanti à vie. Il faudra ensuite voir quels systèmes d’assurances privées/publiques pourraient être mis en place en matière de santé. Actuellement déjà, il existe des organismes payants qui pour 100 Euros par mois assurent des prestations comparables à celles de la sécu.
      – Immigration : sans doute un des sujets les plus épineux. Le revenu de base est accordé sous condition de citoyenneté. Il faudrait bien sûr réfléchir aux conditions précises d’octroi, la solution idéale restant une mise en place mondiale.
      – Dette : ton point a le mérite de soulever le problème du financement de notre système actuel -> insoutenable à long terme. L’idée du revenu de base a le mérite d’imaginer d’autres voies de financement.
      – Les exemples : effectivement les Etats cités sont riches mais le problème des retraites n’échappe pas à la Suisse par exemple et l’article comme le documentaire ont déjà montré que le financement n’était pas un problème (ce sont également pour le moment les seuls exemples d’application concrète que nous ayons à ma connaissance). De plus, le revenu de base me parait beaucoup plus viable via les propositions de TVA sociale et/ou de création monétaire que via les revenus tirés du pétrole qui est une ressource vouée à disparaitre.
      @ Arnaud : merci pour ton commentaire. Un tel changement n’est effectivement pas facile à concrétiser. Compte tenu de la débâcle qui s’annonce, ce dernier sera peut être plus facilement accepté. (Qu’il concerne le revenu de base ou non d’ailleurs)

      En espérant avoir répondu à vos questions, merci encore pour votre participation.

      PS : étant donné le nombre de réactions et d’interrogations qu’il suscite (autant d’ailleurs via ma boite mail que via les commentaires), je publierai prochainement un autre article consacré au revenu de base. Restez fidèle !

  • […] s1); })(); Il y a quelques semaines je vous avais promis un second article sur le revenu de base, le premier ayant rencontré un certain succès en matière d’échanges à la fois sur Mes […]

  • Faudrait voir et lire Bernard Friot sur le salaire (et pas revenu) universel et à vie, financé par la cotisation, l’abolition de l’impôt et de la TVA.
    Tout prélèvement est fait sur le travail. Mais une grande partie du travail n’est pas rémunéré. D’ailleurs, ce qu’il faut rémunéré, c’est la qualification et pas un poste.
    La cotisation (100 %) financerait le salaire (pour tous, dès 18 ans, à vie, située entre 1500 € min et max 6000 € ainsi que l’investissement.
    Le tout n’est possible qu’en interdisant la propriété lucrative pour étendre massivement la propriété d’usage.

    FRIOT, Bernard, 2012. L’enjeu du salaire. Paris : La Dispute. ISBN 9782843032226 2843032229.

    http://www.dailymotion.com/playlist/x1zqww_urbain_glandier_bernard-friot-enjeu-du-salaire/1

    http://www.dailymotion.com/video/xq07nk_faut-il-fixer-des-limites-a-la-propriete_news

    Il s’agit de voir ce qui fonctionne déjà, ce qui est déjà subversif maintenant.

    • Je n’aime pas spécialement Monsieur Friot, pas plus que son idée. Monsieur Friot je ne l’ai vu que dans une émission mais je l’ai trouvé arrogant. Il ne laissait personne parler surtout quand on ne parlait pas de ses idées (qui n’était pas le débat initial) et quand on était pas d’accord avec lui. Bref

      Quand à son idée elle à le mérite d’être intéressante. Cependant je ne voit pas l’intérêt de tout mettre dans les mains de l’état (salaire propriété lucrative etc), à moins de vouloir subir une bonne vieille dictature. Plus le pouvoir est dispersé moins il a d’influence néfaste et plus il est difficile de le prendre au peuple. On remplacerai un dictature du travail par une dictature de l’état… Non merci

      • Le projet de Friot ne parle pas de tout mettre dans les mains de l’État. Il y a d’autres alternatives que les monopoles privés ou publics. Par exemples des coopératives, des caisses de compensations, etc.

  • Bonjour,
    Je pense que vous ne devriez pas être aussi catégorique sur un point : la disparition de la retraite et de la sécu ou même du chômage. Il y a autant d’économiste que de forme du revenu de base (avec la même idée de départ : un revenu inconditionnel pour tous).
    Je pense que ce sonttrois point doivent être traiter à part :

    -la sécu : c’est un des points où on est le moins égaux. La santé devrait être financé par la société à tous les niveaux et sans conditions. Sinon hé bien les riches auront des prestations pour 1000€ de cotisations et les pauvres pour 100€. On est loin d’une vrai justice. Je pense que la carte vitale devrait simplement être une carte d’accès aux soins pour les citoyens. Et que le meilleur soient mis à leur disposition. On retombe peut être un peu dans l’utopie mais ce serait la vraie justice. Cependant notre système de santé actuel pourrait être amélioré mais pas supprimé. Que tout un chacun ai accès quelques soient ses ressources aux soins .

    – la retraite : je ne vais même pas parler de la transition, mais imaginez vous avoir choisi une vie matériellement luxueuse (ce n’est pas mon but mais chacun est libre de ses choix). Pour ça, en plus de votre RDB, vous travaillez dur. Arrivé à l’âge de vouloir vous reposer : baisse drastique de vos revenu !! Ce n’est pas logique. Vous allez me dire « il a les moyens de financer sa retraite » certes, mais est ce qu’on doit laisser les gens se débrouiller avec des organismes privé ou reformer les caisses de retraites afin que toutes personnes qui cotisent toute une vie (ou une partie) soit assurée d’avoir une retraite complémentaire ? Sauf erreur de ma part plus l’organisme de retraite compte d’adhérent plus il a de chance de bien les payer. Et encore une fois, avec des organismes privés, on se retrouverai avec des retraite à deux vitesses, une pour les riches une pour les pas riche (vu qu’il n’y aurait plus de pauvres ;) )

    – Chômage : même principe, celui qui a un train de vie a 3000€ (2000 d’un emploi et 1000 du RDB) peut il gérer une perte d’emploi tout seul ? non. Encore une fois il est plus cohérent de gérer ça au niveau de l’état pour avoir un maximum de participants.

    Alors je n’ai rien contre les riches, mais le système économique actuel (et c’est loin d’être nouveau) concentre les richesses vers eux. L’avantage du revenu de base c’est qu’il reparti mieux les richesses produites par la société. Richesses que les riches comme les pauvres contribuent à créer.

    Je terminerai en félicitant l’auteur pour son article, qui aide à faire avancer les choses, réfléchir les gens. A ce rythme le RDB sera sur la tapis de la prochaine présidentielle et dans les partis majoritaire :) (peut être même avant qui sait :) )

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