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2011
Stratégies pour devenir rentier en 10 ans – 10 idées clés et 10 questions à l’auteur
J’ai terminé il y a peu la lecture de Stratégies pour devenir rentier en dix ans. J’avais été intrigué par l’accroche du livre dont la promesse est de devenir rentier en 10 ans en n’utilisant que les techniques d’épargne et d’investissement accessibles à tous. Je n’ai pas été déçu. L’objectif n’est sans doute pas facile à atteindre, mais l’auteur du livre explique bien point par point les techniques les plus efficaces pour parvenir à l’indépendance financière et tord le coup à bon nombre d’idées reçues.
Voici donc les 10 idées clés de Stratégies pour devenir rentier en dix ans ainsi qu’une interview exclusive de Philippe Proudhon, l’auteur du livre.
Note : pour les fidèles de Mes Finances qui se posent la question, cette nouvelle forme de revue de livre plus synthétique vient en complément des 50 livres que je dois lire et résumer dans le cadre de mon défi. J’en publierai de temps en temps pour les livres que je découvre en dehors du défi et qui me paraissent dignes d’intérêt.
L’objectif du livre
Générer une rente pérenne mensuelle équivalente à 2 fois le SMIC net d’ici 10 ans
Les 10 idées clés
- Travailler plus pour gagner moins. Grâce à la matrice gain/temps, vous découvrirez qu’un salarié n’a pas nécessairement intérêt à travailler plus s’il veut épargner plus. Au contraire, l’idée maîtresse n’est pas de consacrer son énergie à faire plus d’heures, mais plutôt à faire en sorte d’augmenter sa rémunération horaire.
- Les intérêts composés. Grâce à la magie des intérêts composés (intérêts perçus dans le cadre d’un placement immédiatement réinvestis), un capital placé à 6% net par an sur 10 ans a presque doublé. Une notion essentielle pour devenir rentier.
- Dépense vs investissement : Un investissement est une dépense qui permet de générer des revenus dans le futur ou permet de générer des économies dans le futur. Une notion essentielle à découvrir ici est celle du coût d’opportunité. Méfiez-vous également des grosses dépenses : 1000€ dépensés aujourd’hui pour acheter le téléviseur dernier cri représentent en réalité beaucoup plus grâce aux intérêts composés. La frugalité n’est pas une si mauvaise chose !
- Le meilleur investissement : vous-même ! Formez-vous en continu et reprenez les études si vous vous êtes arrêtés trop vite. Un diplôme reste acquis toute une vie : c’est votre carte d’identité professionnelle !
- Diversifiez votre patrimoine : actions, obligations, biens immobiliers, forêts, etc. Vous avez l’embarras du choix. Vous revisiterez les concepts d’allocation d’actifs, de volatilité et de fiscalité pour déterminer la diversification idéale.
- Lissez vos investissements : privilégiez la méthode de l’investissement programmé pour investir en bourse et ainsi vous protéger contre les aléas du marché. Le but est de conserver votre capital, pas de le dilapider en prenant des risques inconsidérés.
- Investissez en direct en actions : chiffres à l’appui, vous comprendrez que les frais de gestion sont les principaux ennemis de votre performance de portefeuille à long terme et surtout que 90% des fonds ne surperforment pas le marché.
- Choisissez vos actions avec soin : PER, EV/EBITA, EV/Sales, etc. autant de ratios qui vous guideront dans votre prise de décision d’investissement. Philippe explique très bien dans son livre comment leur donner sens.
- L’investissement physique locatif : frais importants, fiscalité pénalisante, absence de diversification, nécessité du bon timing, autant de contraintes qui n’en font pas vraiment l’ami du rentier que nous cherchons à devenir.
- Les SIIC : ces Sociétés d’Investissements Immobiliers Côtés vous permettent d’investir dans l’immobilier le plus rentable : celui des bureaux et centres commerciaux. LTV, ANR et autres indicateurs vous sont expliqués pour investir à bon escient dans ces entreprises qui versent pour la plupart de hauts niveaux de dividendes.
Les points positifs
- Livre clair et didactique, agréable à parcourir et un discours honnête et réaliste de l’auteur
- Méthode clairement définie et détaillée
- Des chiffres et des exemples précis pour étayer les propos
Les points négatifs
- Attention, la méthode s’adresse en priorité aux salariés de 30 ans s’étant déjà constitué un petit capital
- On regrette de ne pas avoir plus de pistes pour développer son épargne mensuelle
La note
16/20
L’interview de Philippe Proudhon
Mes finances (MF) : Bonjour Philippe et merci d’avoir accepté de répondre à mes questions. Tout d’abord, je tiens à te féliciter pour ce livre. L’écriture d’un livre est un projet qui se mûrit et prend du temps, c’est un véritable effort qu’il faut savoir concrétiser et je trouve que tu l’as fait avec beaucoup de brio.
Philippe Proudhon (P.P) : Bonjour Thibaud, heureux que le livre t’ait plu.
- M.F : Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi, ton parcours. J’ai lu dans le livre que tu avais repris tes études alors que tu étais encore salarié. Ca n’a pas dû être facile : pourquoi cette décision et qu’est-ce que cela a changé dans ta vie ?
P.P: Quand j’ai terminé mon DUT d’informatique, je suis entré en école d’ingénieur mais j’ai démissionné au bout de quelques mois car je ne me sentais pas de dépendre encore pour trois ans de ma famille. J’ai donc commencé à travailler dès l’âge de 20 ans (17 ans si on compte le McDonald’s !).
Heureusement, c’était les années 2000, donc même avec un BAC+2, un informaticien pouvait progresser assez vite. J’ai quitté la province pour l’Ile-de-France et ai commencé avec un salaire de 135 000 FF (20,5 k€ brut annuel) et deux ans plus tard j’étais à 200 000 FF (30 k€ brut annuel), soit le salaire d’un ingénieur d’une école de catégorie C, débutant.
Quelques années plus tard, j’étais à 38 k€ brut annuel mais chaque année, ça augmentait de moins en moins vite. A un moment donné j’ai tenté une mobilité interne, mais la bulle Internet était finie et mon BAC+2 devenait un frein.
J’ai même participé au développement d’une application qui réceptionnait des candidatures Internet, et on m’avait fait mettre en place un filtre sur le niveau d’études, ce qui m’a définitivement convaincu que rester avec un BAC+2 devenait trop risqué.
Donc j’ai fait un an et demi de cours du soir au CNAM pour obtenir la licence Informatique. L’avantage du CNAM, c’est que ça n’est pas cher et que tu peux conserver ton travail, donc il n’y a aucune perte de revenu. Mais à ce rythme-là obtenir le BAC+5 est vraiment long !
Ensuite j’ai pris un congé individuel de formation et suis allé à l’université pendant 8 mois pour obtenir une Maitrise. D’ailleurs, une histoire compliquée… Mon entreprise avait validé mon CIF, j’avais obtenu le financement FONGECIF, j’étais pris en Maitrise MIAGE à Dauphine et j’avais annoncé, tout fier, mon départ à tout le monde dans la société pour laquelle je travaillais. Mais au dernier moment, en plein mois de juillet, la formation, qui commençait en septembre, est annulée ! J’en aurais pleuré ! Imagine-moi alors appeler toutes les universités Parisiennes (et entendre parfois un répondeur disant qu’elles sont fermées pour l’été) pour trouver une formation identique à celle de Dauphine en dernière minute, refaire un dossier au FONGECIF, etc. Heureusement j’ai réussi à trouver, même si Paris 12 était moins « classe » que Dauphine !
Me restait alors le BAC+5 à obtenir, comme je n’avais pas envie de retourner au CNAM, j’ai trouvé une formation continue 4 jours par mois pendant douze mois à l’IAE de Paris.
Il faut savoir qu’avec une Validation des Acquis de l’Expérience, il était possible de rentrer dans cette formation à un niveau BAC+2 et d’en sortir avec un BAC+5… C’est une formule à conseiller pour qui ne veut pas se « farcir » le BAC+3 et BAC+4 comme je l’ai fait !
M.F : Est-ce que ça a changé quelque chose ?
P.P : Disons une plus grande confiance en moi et surtout je ne redoute plus la question « Quelle est votre formation ? » ou la ligne « Niveau demandé : BAC+4/5 ».
Après, c’est à chacun de valoriser son diplôme. Faire la formation n’est pas suffisant en soit, il faut bouger ensuite : changer d’entreprise, postuler à un poste plus élevé qu’auparavant.
- M.F : On lit de plus en plus sur la toile que le fait de faire des études n’est pas forcément la solution rêvée pour devenir riche. Je pense notamment à Olivier Roland qui a quitté l’école à 19 ans ou encore à Josh Kaufman, l’auteur du Personal MBA, qui préconise l’auto-apprentissage plutôt que le MBA classique. Quel est ton point de vue sur la question ?
P.P : Oublions le terme « Devenir riche » qui ne veut pas dire grand-chose et restons factuel :
Toutes les statistiques de l’INSEE montrent que les revenus sont corrélés au niveau d’études et donc qu’avoir un bon niveau d’études est la voie la plus « sûre » pour s’enrichir.
Evidemment, il y a toujours des contre-exemples : des BAC+5 spécialistes de l’histoire mérovingienne qui ne trouvent que des petits boulots et des entrepreneurs autodidactes qui gagnent très bien leur vie.
Le message d’Olivier Roland est positif, car il montre que l’on peut réussir en étant autodidacte et avec l’envie d’entreprendre. Mais tout le monde n’est pas Olivier Roland !
Par ailleurs, avoir un diplôme d’ingénieur n’empêche pas de lire les livres du Personal MBA et d’entreprendre en sortie d’école (ou même pendant !). Mais au moins, si vous n’avez pas le succès dans votre entreprenariat, vous avez une assise solide.
Sur le personal MBA, je mets une réserve. Les livres c’est génial pour apprendre, mais ça ne construit pas un réseau. Si les élèves des grandes écoles d’ingénieur/de commerce réussissent si bien leur carrière, c’est aussi grâce au réseau qu’ils se sont construit durant leur scolarité et à l’émulation du groupe.
Le campus du MIT ce n’est pas seulement ce qu’enseigne les professeurs : c’est surtout des rencontres et des échanges d’idées entre étudiants… Plus que l’enseignement c’est le contexte qui est stimulant et ça vous ne l’avez pas dans les livres !
- M.F : J’ai lu également que tu avais quitté le salariat pour prendre le statut de profession libérale. Comment as-tu préparé ce changement de vie ? Disposais-tu d’un capital pour te permettre de vivre le temps de faire décoller ton activité ? De quoi vis-tu aujourd’hui, quelle est ton activité ?
P.P : Mon travail n’a pas vraiment changé par rapport à quand j’étais salarié, mais maintenant j’exerce comme indépendant.
Un peu comme une infirmière libérale ou un coiffeur à domicile : le travail est le même, mais il y a des dimensions supplémentaires qui vont être la recherche de clients, la gestion administrative et la gestion de l’incertitude (savoir gérer les périodes « sans travail »). En contrepartie, la rémunération est meilleure.
Mon activité de chef de projet informatique indépendant n’est pas très capitalistique, donc même si j’en avais, il n’est pas forcément nécessaire d’avoir beaucoup d’argent de coté.
D’ailleurs, j’ai donné ma démission quand je me suis lancé, mais il aurait été plus malin de prendre un congé sabbatique : si ça ne marche pas, on peut alors revenir facilement salarié (quitte à rechanger ensuite).
- M.F : Comment t’est venue l’idée de ce livre ? Quel a été le cheminement entre l’idée du livre et sa publication ? Comment t’y es tu pris ? Si, aujourd’hui, un internaute rêve de faire la même chose que toi, quels sont tes 5 meilleurs conseils pour y parvenir ?
P.P : En fait, je blogguais par plaisir autour de la bourse et de la gestion patrimoniale avec en toile de fond l’indépendance financière. Edouard Valys est tombé sur mon blog, a trouvé les articles bons et m’a proposé d’écrire un livre.
Se posait la question de ma légitimité, mais finalement j’ai accepté.
Ensuite la démarche est classique : brainstorming « personnel » (on se pose et on écrit toutes les idées et idées connexes sur un papier) et écriture d’un plan. Puis pour chaque partie du plan, rebrainstorming et écriture d’un plan plus détaillée. Ensuite, il n’y a plus qu’à remplir les « cases ». J’ai remarqué que les chapitres pour lesquels je n’avais pas fait de plan suffisamment détaillé étaient beaucoup plus durs à écrire, surtout sur la fin quand la motivation initiale s’émousse.
Mais la vraie difficulté, c’est d’avoir la matière ! Si tu ne maitrises pas ton sujet, le brainstorming ne donne rien !
Dans mon cas j’avais lu des dizaines de livres en dix ans autour de la gestion patrimoniale, la finance, etc. et j’avais vécu différentes expériences : salarié, indépendant, formation continue…
- M.F : Pour revenir au livre, je me posais une question. La méthode que tu développes pour devenir rentier s’adresse en priorité aux trentenaires ayant déjà constitué un capital. Cela signifie t-il qu’il est impossible de s’y prendre autrement ?
P.P : Non bien sûr !
Le livre considère une approche patrimoniale globale, car si c’est la plus laborieuse, c’est en même temps la voie la plus « reproductible » et la plus sûre (mon avis).
L’autre approche classique est d’utiliser le levier du crédit et de réaliser des opérations fructueuses dans l’immobilier, comme le décrit Elise Franck dans son livre.
Et puis la voie royale, celle de l’entrepreneuriat : mais personne n’entreprend avec comme objectif de devenir rentier. On entreprend par passion, parce que l’on croit en son « truc ». Après le succès peut permettre de devenir rentier (soit en générant des revenus quasi-passifs parce que l’activité si prête ou parce que l’on a placé un gérant à la tête de la société, soit en revendant sa société), mais c’est une conséquence, pas un objectif en soit.
- M.F : Tu parles également d’un objectif d’épargne de 2000€ par mois. Comme tu le dis toi-même, cela fait beaucoup. Une solution que tu évoques est de multiplier les activités. Peux-tu nous en dire un peu plus ?
P.P : Typiquement pour un programmeur informatique, même salarié, rien ne vous empêche de développer des sites Internet soit pour vous propre compte et de les monétiser, soit pour le compte de tiers et donc ponctuellement d’obtenir un revenu complémentaire.
Tu as cité Olivier Roland, c’est un bon exemple : il avait sa société et il a plusieurs blogs et une newsletter sur lesquels il gagne avec de l’affiliation, de la publicité, de la vente de produits. Donc ça en fait des sources de revenus différentes !
Cependant, dans la grande majorité des cas, si l’argent est votre seule motivation, vous serez plus gagnant en cherchant d’abord à augmenter les revenus de votre activité principale (par la formation ou en changeant de poste ou en vous mettant à votre compte) qu’en vous dispersant.
- M.F : J’ai lu dans ton livre que tu déconseilles l’investissement immobilier classique (locatif). Cela peut surprendre, d’autant que les français y consacrent une large part de leur patrimoine. Comment l’expliques tu et tant que nous parlons d’immobilier, quel est ton point de vue sur le marché immobilier aujourd’hui ?
P.P : Le terme « déconseiller » est peut-être un peu fort !
Mais si les compagnies d’assurances, les SCPI de rendement ou les foncières achètent seulement de l’immobilier de bureau, des murs de magasins ou des centres commerciaux, c’est qu’il y a une raison : l’immobilier résidentiel en France n’est globalement pas rentable, avec une rentabilité nette de tout frais trop faible et des incertitudes légales en faveur du locataire.
Le cas de la résidence principale est à part, car fiscalement favorisée par l’Etat, avec une absence totale d’imposition sur la plus-value.
Maintenant, cela ne veut pas dire que l’on ne peut s’enrichir avec l’immobilier résidentiel locatif. C’est une voie intéressante car elle permet de bénéficier de l’effet de levier du crédit, qui peut compenser une faible capacité d’épargne.
Mais il y a un vrai travail de recherche à faire, trouver le bon emplacement, acheter à bon prix, éventuellement faire des travaux, etc.
Mon point de vue est que celui qui achète « au pif » de l’immobilier locatif en pensant faire une plus-value à la revente, parce que « l’immobilier monte toujours » aura des déconvenues dans le futur.
- M.F : Comme tu le sais, je me suis lancé le défi sur Mes Finances Mode D’emploi de lire et résumer 50 des meilleurs livres sur les finances personnelles, l’investissement boursier et immobilier, la création d’entreprise et l’efficacité personnelle. Quels sont, selon toi, les 3 meilleurs livres concernant l’enrichissement, et pourquoi ?
P.P : C’est difficile à dire car selon le niveau du lecteur, un livre va paraitre génial ou trivial.
Sur l’efficacité personnelle, mon préféré est La technique du succès d’André Müller. Il est vraiment pragmatique et on sent que l’auteur a appliqué ce qu’il préconise.
Sur l’investissement, L’investisseur intelligent de Benjamin Graham. Même si le livre est ancien, il permet de comprendre la différence entre investir et spéculer. Le livre est destiné à l’investissement en bourse, mais les idées générales s’appliquent à tout investissement.
Sur l’enrichissement, le livre Père riche, père pauvre de Robert Kyosaki est stimulant et introduit des concepts de base (différence entre travailler et faire travailler son argent, etc).
- M.F : Tu es toi-même le webmaster de l’investisseur heureux : peux-tu nous en dire un peu plus sur ton blog ? (date de création, création du blog avant ou après la parution du livre, synergies entre les deux, quelques statistiques, ligne éditoriale, etc.)
P.P : Le blog a été créé début 2009 puis le site a évolué avec l’ajout d’un forum, d’une webographie, d’outils pour sélectionner des actions et d’une boutique. En juin 2011, il faisait environ 1500 visites / jour.
La ligne éditoriale, c’est un peu les membres du forum qui la dessinent, mais grossièrement l’idée est d’avoir des discussions de qualité (factuelles, courtoises) autour des investissements et de l’indépendance financière.
Plusieurs visiteurs du forum viennent après avoir lu le livre et vice-versa mais je n’ai pas de statistiques exactes sur ce sujet.
- M.F : Pour conclure, je te laisse quartier libre : …
P.P : Je sais que cette approche patrimoniale est basée sur le travail et peut paraître moins glamour que d’autres ou de « coups » apparemment « faciles » dans l’immobilier.
Mais rien ne vous empêche de la combiner avec d’autres projets plus agressifs et plus passionnels !
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- Les bases des finances personnelles (16)
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Publié par Thibaud


Bonjour Thibaud.
Merci pour ce long et complet article. L’auteur de ce livre déconseille l’immobilier locatif pour devenir rentier … hmmm ! … mais il conseille d’investir en bourse … re-hmm !
Je sais que les temps changent, mais de mon expérience personnelle, sur les 15 dernières années, l’immobilier m’a rapporté beaucoup d’argent (et me nourrit aujourd’hui), tandis que la bourse m’a fait perdre beaucoup d’argent (j’en ai aussi gagné, mais au bout du compte, ce n’est pas joyeux). Par ailleurs, je n’ai jamais perdu d’argent avec l’immobilier.
Enfin, peut-être que l’auteur deviendra rentier en suivant ses propres conseils, en tout cas, je le lui souhaite.
Point 2 : composer des intérêts à 6% double le capital au bout de 11 ans deux tiers et non 10 ans.
Par ailleurs quel est le placement qui rapporte 6% net après impôts ?
NB : A 7% il suffit de dix ans.
En matière d’investissement, rien ne dit que l’immobilier aura le même parcours que ces dix dernières années dans les dix prochaines…
Aujourd’hui c(est la bourse qui n’est pas chère…
@Charles
Comme précisé dans le résumé de Thibaud, il n’est ni question d’être 100% actions ou 100% immobilier, mais : « Diversifiez votre patrimoine : actions, obligations, biens immobiliers, forêts, etc. Vous avez l’embarras du choix. Vous revisiterez les concepts d’allocation d’actifs, de volatilité et de fiscalité pour déterminer la diversification idéale. »
Cette diversification a pour but de diminuer la volatilité, mais aussi de se prémunir des changements fiscaux (ex pour l’immobilier, le durcissement récents des conditions sur le statut LMP et pour les actions la suppression du seuil de cession).
Sur la bourse, il y a eu un trend super-haussier dans les années 80-1999, là en France c’est l’immo depuis 1998, sur les obligations on a eu 30 ans de trend haussier (baisse des taux continuent et réduction de l’inflation). Quid du futur ? S’il y a retour à la moyenne comme c’est très souvent le cas, on aura une hausse des actions, une baisse de l’immo et des obligs. Mais comme je n’en sais rien ma préconisation va de toute façon à la diversification.
@Jean
Aucun placement ne rapporte 6% net annuel « sûr ». Par contre, en combinant différents investissements et avec une allocation d’actifs « propre », qui s’appuie sur les tendances historiques très long terme (et non les meilleurs placements des dix ou quinze dernières années…), sur une durée de 10 ans, on doit pouvoir atteindre ces 6% avec une volatilité convenable. 10 ans reste une durée assez courte, donc selon le contexte on pourra avoir 7% comme 5% annualisé, voir hélas moins s’il y a une augmentation massive des impôts.
Néanmoins il faut bien poser des hypothèses chiffrées, sinon on parle dans le vide.
Bien à vous,
Philippe